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Traditions ancestrales

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Autrefois, les rites funéraires se déroulaient en plusieurs jours : avant, pendant et après l’enterrement. Contrairement aux coutumes métropolitaines, c’était une période de rassemblement et de fête qui permettait de se souvenir de la vie du défunt. En plus de la famille, les habitants du quartier, voire de la ville, se sentaient concernés par cette perte.

Quelques rites martiniquais

Pour prévenir le décès d’un Martiniquais, on soufflait d’une certaine façon dans la conque de Lambi et l’on s’assurait que la nouvelle soit répandue. Par la suite, tout le monde se rassemblait autour de la maison du disparu et apportait des bougies, du tissu, des draps, du pétrole, du café, etc. La tradition voulait que la famille ne s’occupe pas des préparatifs en cette période, les tâches étaient ainsi réparties entre les différentes personnes présentes pour préparer la veillée et l’enterrement.

La préparation du défunt

Voici les quelques caractéristiques :

  • Les femmes s’occupaient de la maison en prenant soin de la ranger, de recouvrir les miroirs d’un drap blanc, de préparer le lit du défunt car le corps y sera installé. L’intérieur et l’extérieur de la maison étaient balayés mais les balayures étaient seulement jetées après l’enterrement.
  • On plaçait une planche sur le matelas afin que le défunt soit dans une belle posture. Il y était placé jusqu’à la mise en bière.
  • La tradition voulait que les personnes ayant peur de la mort enjambent le corps du disparu, entre autres les enfants à qui on ne cachait pas la vue du corps.
  • La toilette mortuaire était faite avec de l’eau parfumée aux herbes. Elle était faite par une femme si le défunt était une femme, et par un homme si c’était un homme. On cachetait ensuite le corps avec une pâte à base de cire de chandelle, de café grillé moulu et de clous de girofle. Le défunt était habillé avec ses plus beaux vêtements, souvent neufs et prévus avant la mort, ou si ce n’était pas le cas, la couturière du quartier lui en confectionnait.
  • Les pompes funèbres n’existant pas encore, il fallait prévoir la réalisation d’un cercueil à l’aide de planches achetées qui étaient conservées sous le toit de la maison.
  • Seuls les objets appartenant au mort devaient être placés dans le cercueil afin d’assurer la paix et un passage dans l’au-delà.

La préparation de la veillée

La veillée est une fête réunissant la famille, les amis et les voisins pour honorer le disparu. À l’intérieur de la maison, des personnes dévouées à la religion prononçaient des litanies et égrainaient des chapelets pendant des heures. Chaque personne qui arrivait venait saluer le mort en faisant le signe de croix avec une branche de feuillage trempée dans l’eau bénite. À l’extérieur, des bougies illuminaient la fête animée par le son des tambours et des conteurs. Ces derniers racontaient la vie du mort en remémorant des anecdotes, ses qualités et ses défauts, mais aussi des contes créoles.

L’enterrement

Le lendemain de la veillée, l’enterrement avait lieu. Une personne s’occupait de toutes les procédures administratives et pratiques pour assurer son bon déroulement. Après les obsèques, la famille était raccompagnée et une solidarité se créait autour d’elle. Afin que le défunt parte en paix, on priait pendant les neuf jours suivant l’enterrement. Le 40ème jour après le décès, on pouvait demander au curé de faire une messe pour le disparu afin que son âme reste en paix.

La durée du deuil

Il existait des traditions en ce qui concerne la durée du deuil et l’apparence adoptée.

Pour la mort d’une mère, on restait 3 ans en deuil dont deux années où l’on devait se vêtir de noir, en manches longues et colletées, et un an où l’on s’habillait de blanc, noir et violet. Le deuil d’un père durait 2 ans, et celui d’un mari ou d’un autre membre de sa famille durait 1 an.

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