Plusieurs essais cliniques d’un traitement contre le vieillissement ont récemment été conduits sur l’homme en Australie.
le 28/11/2014

Vers des traitements antivieillissement ?

Plusieurs essais cliniques d’un traitement contre le vieillissement ont récemment été conduits sur l’homme en Australie. S’il ne s’agit, pour le moment que de simples expérimentations, celles-ci présenteraient des résultats prometteurs, selon les scientifiques en charge du projet.

 

 

 

 

Les espoirs d’un traitement antivieillissement

Et s’il devenait possible de stopper les effets du vieillissement voire de les inverser génétiquement ? La question mérite en tout cas d’être posée, au regard de la découverte de l’équipe de David Sinclair, professeur en génétique dans plusieurs universités prestigieuses à travers le monde.

Tout d’abord, son équipe de chercheurs a mené une expérience sur des souris d’un âge avancé. Celle-ci consistait à échanger leurs gènes âgés par des gênes plus jeunes. Au bout d’une semaine, des rongeurs de deux ans affichaient des marques de vieillissement de souris de six mois : un résultat équivalent, transposé à l’être humain, à une personne de soixante se retrouvant dans le corps d’une personne d’une vingtaine d’années !  Si, lors des premières études, les généticiens se contentaient d’observer ce processus sur les muscles des  souris, ils ont ensuite essayé d’inverser tous les aspects possibles du vieillissement.

Des premières études sur les hommes

Suite à ces résultats et convaincus que l’expérience puisse fonctionner sur l’être humain d’ici quelques années, les scientifiques ont lancé leurs premières études sur l’homme. Sans danger pour l’être humain, les molécules utilisées lors des différentes expérimentations sur les rongeurs sembleraient, au contraire, posséder des propriétés anti-inflammatoires et seraient utiles pour combattre les maladies de l’intestin ainsi que certaines inflammations comme les rougeurs cutanées.

Un gène à l’origine du vieillissement ?

Actuellement, l’équipe du professeur Sinclair déclare avoir identifié les gènes qui contrôlent la façon dont le corps lutte contre le vieillissement. Ceux-ci pourraient d’ailleurs présenter des effets très puissants et même être capables d’inverser l’horloge biologique. Selon les généticiens, ces avancées pourraient permettre de fabriquer des médicaments prescrits pour redonner une nouvelle jeunesse aux cellules humaines. Ils sont d’autant plus confiants dans le déroulement de leurs recherches que, selon eux, le processus antivieillissement se trouve naturellement chez l’être humain. Les chercheurs sont par contre plus réservés quant à la découverte d’une « pilule magique » qui serait capable de faire rajeunir l’homme : des années d’expérimentations seraient encore nécessaires, à cause notamment du prix des essais possibles sur l’être humain (environ 40 000 euros par jour).

Quel est l’objectif de ces recherches ?

D’ailleurs, devant ces avancées scientifiques qui ont déclenché de nombreuses réactions se nourrissant, notamment, du très ancien mythe de la fontaine de jouvence (que l’on retrouve dans de nombreuses mythologies), l’équipe de généticiens a tenu à préciser le but de ses recherches.  Il ne s’agit pas de trouver un traitement pour vivre plus longtemps mais plutôt pour vieillir en bonne santé. Le professeur David Sinclair l’a notamment indiqué en précisant que, si l’imaginaire collectif était plutôt tourné vers la quête de la jeunesse éternelle, les investigations menées poursuivaient avant tout l’objectif « de permettre aux personnes de vivre le plus longtemps possible dans de bonnes conditions » afin de ne pas passer « les 20 à 30 dernières années de notre vie en mauvaise santé ».

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