Prise de sang : et si on arrêtait d’utiliser des aiguilles ?
le 22/04/2015

Prise de sang : et si on arrêtait d’utiliser des aiguilles ?

Terminés les crises d’angoisse, les malaises et les cris avant une prise de sang? Tasso Inc, une entreprise américaine et l’Université du Wisconsin-Madin, travaillent sur un appareil qui permettrait d’extraire le sang par capillarité et non plus par piqûres.

 

 

 

Si vous n’êtes pas atteint d’achmophobie, cette phobie des objets pointus (dont les aiguilles), vous connaissez sans doute une personne qui, quand elle aperçoit l’aiguille d’un médecin ou d’une infirmière, devient pâle, fait un malaise ou part en courant. Cette phobie peut très vite devenir un obstacle à sa bonne santé : refus de prise de sang, refus d’anesthésie par intraveineuse, refus de transfusion… L’entreprise américaine Tasso et l’Université du Wiscon-Madin ont peut-être trouvé la solution.

Un petit appareil révolutionnaire

Une entreprise américaine, Tasso Inc., et l’Université du Wisconsin-Madison, réfléchissent ensemble à la fabrication d’un appareil de la taille d’une balle de ping-pong. Sa particularité ? Plutôt que d’extraire le sang par les veines à l’aide d’une aiguille, l’appareil le récolterait par aspiration à partir de vaisseaux sanguins microscopiques, que l’on appelle « capillaires ».

Contrairement à une prise de sang « classique », celle-ci devrait durer environ deux minutes. Le sang est aspiré dans un récipient intégré détachable. D’après les différents tests effectués jusqu’à maintenant, l’opération serait totalement indolore.

En deux minutes, 150 microlitres sont récoltés ce qui permet de contrôler le cholestérol, les infections, l’évolution de cellules cancéreuses et son taux de sucre. En revanche, les personnes diabétiques, qui doivent procéder à des prises de sang régulièrement, ne seront sans doute pas les plus adeptes de cet appareil.

A termes, chacun pourrait réaliser sa prise de sang chez soi et l’envoyer par courrier au laboratoire d’analyse.

Un appareil similaire pour dépister le VIH

Pour ne pas s’arrêter là, Tasso Inc. et l’Université du Wisconsin-Madison réfléchissent à la fabrication d’un appareil similaire qui permettrait de dépister le VIH.

La Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a attribué une subvention de 3 millions de dollars à l’entreprise Tasso. Cette somme devrait servir à la création d’une méthode permettant de stabiliser la chaleur du sang à 60°C. Aujourd’hui, tous les prélèvements sanguins sont réfrigérés pour une meilleure conservation. C’est un processus très coûteux qui pourrait être amené à disparaître si l’entreprise Tasso réussit son pari.

Affaire à suivre donc.

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