maladie parkinson
le 11/04/2016

Maladie de Parkinson : où en est la science ?

A l’occasion de la journée mondiale de la Maladie de Parkinson, faisons le point sur cette maladie et sur ce que la science a révélé ces derniers temps.

 

 

 

 

Pourquoi « Parkinson » ?

La maladie de Parkinson s’appelle ainsi car elle a été décrite pour la première fois en 1817 par James Parkinson, un médecin anglais.

Qu’est-ce que cette maladie ?

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer.

Elle est liée à la destruction progressive de neurones présents dans la substance noire, une région particulière de notre cerveau. Ces neurones produisent de la dopamine, un neurotransmetteur indispensable dans le contrôle des mouvements du corps.

La maladie se manifeste par deux grandes catégories de symptômes :

  • des symptômes moteurs : les tremblements au repos, la lenteur du mouvement et la raideur des membres du corps,
  • des symptômes non moteurs : troubles du sommeil, somnolence en journée, constipation, dépression, hallucinations…

Ces symptômes non moteurs font l’objet de nombreuses recherches scientifiques car, d’après les scientifiques, ils peuvent signifier que d’autres zones du cerveau sont endommagées par la maladie de Parkinson.

En réalité, il n’y a pas une maladie de Parkinson mais plusieurs : la maladie de Parkinson idiopathique représente entre 80 et 90% des cas observés. Les 10 à 20% restants sont regroupés sous le terme de « syndromes parkinsoniens ».

A quel âge peut-on être atteint de la maladie ?

En France, elle touche 150 000 personnes mais pas seulement des personnes âgées comme nous pourrions le croire. L’âge moyen des malades diagnostiqués pour la première fois est de 59 ans. Chaque année, 8 000 nouveaux cas sont détectés.

Existe-t-il une cause de cette maladie ?

Malgré les recherches scientifiques, il n’a pas été établi de véritable cause liée à cette maladie. En revanche, les hypothèses sont nombreuses et certaines d’entre elles sont prises très au sérieux ; l’âge semble être le principal facteur de risque.

Comment diagnostique-t-on cette maladie ?

En général, c’est un médecin spécialiste qui pose le diagnostic en fonction de ce que ressent le patient. Lorsque les premiers symptômes apparaissent, cela signifie que la maladie est à l’œuvre depuis plusieurs années. Le cerveau compense la baisse de dopamine grâce à sa plasticité.

Aujourd’hui, il n’existe aucun traitement qui permet de stopper l’évolution de la maladie. Seuls des médicaments peuvent être prescrits pour lutter contre certains symptômes qui entravent la vie quotidienne du malade.

Où en est la science ?

Les recherches scientifiques n’ont jamais cessé et les pistes pour trouver des traitements efficaces se développent progressivement. D’après les derniers résultats, une protéine (l’alpha-synucléine) pourrait être à l’origine de la maladie de Parkinson. Le caractère génétique de la maladie est également toujours au centre des préoccupations des chercheurs.

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