La loi sur la fin de vie majoritairement approuvée par les députés
le 18/03/2015

Loi sur la fin de vie majoritairement approuvée par les députés

Après deux jours de débat vif à l’Assemblée les 10 et 11 mars dernier, les députés se sont à nouveau réunis mardi 17 mars pour se prononcer sur la loi de la fin de vie proposée par Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP). Ils ont voté en grande majorité (436 voix contre 34) en faveur de ce texte jugé « équilibré » par le premier ministre Manuel Valls mais « inutile et dangereux » par l’aile droite de l’UMP.

 

 

Qu’est-ce que la sédation ?

La sédation est au cœur du débat concernant la loi sur la fin de vie proposée par Jean Leonetti et Alain Claeys. Mais en quoi consiste cette technique ? Le médecin injecte un anxiolytique au patient qui l’endort afin qu’il ne ressente plus aucune douleur jusqu’à son décès. Les traitements suivis par le patient sont alors arrêtés et un antalgique prend le relais pour apaiser les souffrances liées à la pathologie et à l’arrêt de ces traitements.

Une technique pratiquée dans seulement 3 cas

Cet acte médical pourra être pratiqué dans trois cas différents :

  • si le pronostic vital d’un patient est engagé à court terme et que les souffrances ne peuvent pas être apaisées à l’aide de traitements, l’équipe médicale pourra décider de pratiquer la sédation sur le patient souffrant ;
  • si le patient décide d’arrêter tout traitement et que ce choix « engage son pronostic vital à court terme » ;
  • si le patient ne peut plus exprimer sa volonté mais que le médecin a pris la décision d’arrêter les traitements afin de respecter le refus d’un acharnement thérapeutique.

Faire part de son souhait à ses proches

Le projet de loi précise également la possibilité d’indiquer à l’avance ses souhaits concernant sa fin de vie. Déjà présentes dans la loi Leonetti de 2005, les directives anticipées s’imposeront désormais au médecin. Elles seront sans limite de validité – elles n’étaient valables que trois ans dans la loi Leonetti de 2005 – mais chacun aura la possibilité de réviser et révoquer ses directives à tout moment.

L’euthanasie continue de diviser les avis

Si la sédation a été approuvée par les députés, ce n’est pas le cas concernant l’amendement sur l’euthanasie qui a été rejeté par 89 voix contre 70. Mais selon Jean-Louis Touraine, député PS, l’euthanasie serait une « avancée inéluctable ». Le débat semble loin d’être réglé et il ne serait pas surprenant que ce sujet soit régulièrement au cœur de discussions houleuses.

article précédent retour à la liste article suivant