ivg médicamenteuse
le 27/06/2016

L’IVG médicamenteuse : le nouveau rôle des sages-femmes

Depuis le lundi 6 juin, les sages-femmes peuvent pratiquer une IVG médicamenteuse. Cette nouvelle mesure fait partie du projet de loi de modernisation de notre système de santé.





Une mesure du projet de loi Santé

Marisol Touraine, Ministre de la Santé, précise qu’en rendant cette pratique possible, elle souhaite « garantir à toutes les femmes qu’elles pourront trouver à côté de chez elles un moyen d’avorter si elles le souhaitent, et avoir le choix entre les méthodes utilisées ». Auparavant, seuls les médecins étaient autorisés à prescrire ce type de médicament.

Chaque année, 6 000 femmes se rendent à l’étranger pour trouver une solution qu’elles n’ont pas à proximité de chez elles.

La prescription d’arrêts de travail

Cette nouvelle mesure, publiée dans un décret du 6 juin, permet également aux sages-femmes de prescrire un arrêt de travail de 4 jours calendaires, renouvelables une fois. Une nouveauté qui semble ne pas plaire à tout le monde.

Il est également indiqué que « La sage-femme peut prescrire et pratiquer les vaccinations de l’entourage, dès la grossesse de la mère et pendant la période de huit semaines qui suit l’accouchement ».

Comment se déroule une IVG médicamenteuse ?

Une IVG médicamenteuse se déroule en établissement de santé, en cabinet de ville, dans un centre de santé ou de planification. Elle est pratiquée en 2 étapes distinctes :

Etape 1 : prise de la mifépristone. Elle interrompt la grossesse en bloquant l’action de l’hormone qui maintien la grossesse. Elle favorise également les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin.

Etape 2 : prise du misoprostol 36 à 48h après la première étape. Ce médicament provoque l’expulsion de l’œuf.

Des saignements vont survenir après avoir pris ces substances et durent environ 10 jours.

Ce type d’IVG peut être pratiqué jusqu’à la fin de la cinquième semaine de grossesse, voire jusqu’à la 7ème si la grossesse est suivie dans un établissement de santé.

Une visite de contrôle doit être faite entre le 14 et le 21ème jour suivant la prise de la mifépristone pour vérifier que la grossesse est interrompue et qu’il n’existe pas de complication.

Suite à l’IVG, le médecin ou la sage-femme vous propose le recours à un entretien psycho-social.
L’intervention médicale de grossesse

D’après un rapport de l’OMS, 25% des grossesses dans le monde se terminent par une Intervention Volontaire de Grossesse (aussi appelé avortement), soit une grossesse sur 4. Ce chiffre représente 56 millions d’IVG par an.

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