maladie de crohn
le 19/11/2012

Les réseaux de soins essayent de trouver leur place

Les deux groupes de mutuelles les plus importants en France, Harmonie Mutuelle et la MGEN/Istya, sont devenus les porte-paroles des mutuelles concernant le vif débat suscité par les réseaux de soins mutualistes.

Qu’ont-ils défendu ?

Ils ont notamment défendu lundi dernier, la proposition de loi visant à développer les réseaux de soins face au désaccord de certains syndicats de médecins libéraux et d’internes souhaitant voir abandonner le projet.

 

Ce nouvel amendement, largement soutenu par les députés PS, doit être examiné fin novembre. Il vise à apporter des corrections au code la mutualité afin de permettre aux mutuelles de mieux prendre en charge les adhérents se rendant dans les réseaux de soins. Des mutuelles comme la MGEN et Harmonie Mutuelle ont déjà, depuis des années créé leur réseau surtout constitués d’opticiens, chirurgiens dentistes ou encore de prothésistes audio.

Proposer de meilleurs remboursements aux adhérents

Au même titre que les assurances et les institutions de prévoyance, les mutuelles souhaitent à leur tour pouvoir proposer de meilleurs remboursements à leurs adhérents tout en leur garantissant des équipements de qualité. Le président de la MGEN, Thierry Beaudet, dénonce l’opposition des chirurgiens libéraux et des internes à ce projet de loi.

Il voit en cela, « une instrumentalisation par les minorités d’internes et par certains syndicats médicaux qui souhaitent prolonger les discussions sur les dépassements d’honoraires. ». Les syndicats de médecins libéraux et d’internes y voient quant à eux, une atteinte à la liberté de choisir son médecin et parlent même d’une atteinte à la qualité des soins.

Une opposition ferme des médecins libéraux

L’opposition des médecins libéraux fait craindre aux mutuelles un nouvel amendement de la loi visant à restreindre le périmètre des réseaux de soins à quelques activités seulement. Etienne Caniard, président de la Mutualité française estime qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir en raison d’une démographie médicale en baisse.

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