Journée Nationale du don d'organes
le 21/06/2019

Journée Nationale du don d’organes : tout ce qu’il faut savoir sur cet acte

Samedi 22 juin prochain se déroulera la 19e Journée Nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe. Une journée portée sur l’information et la sensibilisation des Français sur ce don, en baisse depuis un an.

C’est dans ce contexte que Miltis vous en dit plus sur une pratique qui sauve près de 6 000 personnes en France.

 

 

Une baisse de dons inédite depuis dix ans

Tout comme le don du sang, le don d’organes est en baisse pour la première fois après presque dix années de hausse. C’est à partir du début de l’année 2018 que la courbe aurait basculé selon l’Agence de la biomédecine. Elle annonce que le pire a pu être évité et que la diminution de dons s’élève à 5%. Une baisse qui reste tout de même importante lorsque l’on sait que ce sont 324 greffes en moins par rapport à 2017. En effet, 5 781 greffons ont été disponibles l’an passé contre 6 105 deux années plus tôt. L’organe le plus touché par cette réduction est le rein (qui reste pourtant l’opération la plus pratiquée en France) avec 236 interventions en moins.

Alors, pourquoi une baisse aussi importante ? À cause de l’avancée de la médecine. Oui, vous avez bien lu : les décès liés aux accidents vasculaires cérébraux étant moins nombreux, les organes disponibles pour une greffe se font donc plus rares. En effet, une grande partie des greffes sont possibles grâce aux dons de personnes en état de mort cérébrale (aussi appelé état de mort encéphalique). On en compte 15% de moins depuis plusieurs années.

Comment se déroule un don d’organes ?

Afin d’échanger un organe qui fonctionne très peu par un autre viable, il faut tout d’abord trouver un donneur. Ce dernier est le plus souvent une personne dont le cerveau ne fonctionne plus – à cause, par exemple, d’un AVC (Accident Vasculaire Cérébrale) – mais dont le cœur est maintenu en activité artificiellement. On appelle cela un état de mort cérébrale. Un scanner va être effectué pour vérifier si les organes pourront être ou non réutilisables. Les professionnels de la santé iront, ensuite, discuter avec les proches de la victime pour savoir si elle a émis un quelconque souhait sur un possible don d’organes.

Si la victime n’est pas inscrite dans le registre national des refus et qu’aucun document écrit par la victime ne stipule le contraire, elle est considérée comme donneuse d’organe. Dès que le don est favorable, un dossier est rempli et envoyé à tous les hôpitaux de France qui pourront sélectionner l’organe de leur choix en fonction de leur liste d’attente. Ce dernier ainsi prélevé est de suite envoyé à l’hôpital de destination où le receveur a été prévenu en amont.

Ces étapes doivent s’enchaîner rapidement, car les organes prélevés ont une durée de vie limitée :

  • Cœur : 4 heures
  • Poumons : 4 à 6 heures
  • Foie : 6 à 8 heures
  • Rein : 24 à 36 heures

Être donneur ou non : chacun son choix

Depuis 2017, une loi stipule que tout Français est présumé donneur automatiquement qu’importe son âge. Si vous ne souhaitez, en aucun cas, donner vos organes, vous devez impérativement vous enregistrer sur le Registre National des Refus ou le faire savoir à vos proches en écrivant un papier signé et daté par vos soins. Sans cela, vous serez considéré comme donneur. Si, dans le cas contraire, vous acceptez, vous n’avez absolument rien à faire. Prévenez tout de même vos proches qui, lors de l’entretien avec les professionnels de la santé, pourront signaler rapidement votre choix. Ainsi, vous être libre de choisir si vous voulez ou non faire un don lors de votre mort.

Mais ce n’est pas tout, vous avez aussi le choix de ne donner que certains organes. Pour cela, tout comme le refus, vous devez le signaler auprès du Registre National ou l’écrire sur un papier signé et daté par vos soins. Lors de l’entretien avec les médecins, vos proches devront alors signer un document stipulant les raisons pour lesquelles vous ne souhaitez en donner qu’une partie.

Malgré une baisse, l’année dernière, la sensibilisation reste de mise pour le don d’organes qui permet de sauver des vies (un donneur pouvant aider plusieurs receveurs) et, ainsi, aider plusieurs milliers de personnes à « revivre » chaque année. Qu’importe votre choix sur ce sujet, n’oubliez pas de prévenir vos proches ; vous pourrez, bien entendu, changer d’avis en modifiant ou annulant votre inscription sur le Registre National des Refus.

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