Journée mondiale Hépatite
le 30/07/2019

Dépistage de l’hépatite : une journée mondiale pour sensibiliser

Dimanche dernier se déroulait la journée mondiale de l’hépatite encadrée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Beaucoup moins connue que le sida, cette maladie fait beaucoup plus de malades dont un million meurent chaque année.

La plupart des symptômes n’étant pas sensibles, beaucoup ignorent être porteurs du virus.

 

Des chiffres préoccupants qui démontrent l’importance de se faire dépister

Puisque l’on entend beaucoup plus parler du Sida que des hépatites, cette journée mondiale permet de mettre un peu plus en avant cette maladie pouvant avoir des répercussions extrêmement graves. Il n’y aurait que 25% des porteurs du virus qui seraient conscients de leur pathologie, il en reste donc 75% qui ne connaîtraient pas leur statut. En effet, en France, sur 100 000 malades, 75 000 ignoreraient être atteints de cette maladie : un nombre considérable du fait de la contamination rapide de cette inflammation.

Si on pense à tort que le sida est la maladie la plus sexuellement transmissible, il faut savoir que l’hépatite B touche environs 350 millions de malades dans le monde contre 38 millions pour le VIH. Cette maladie serait chronique (qui dure plus de six mois) pour 325 millions d’atteints et causerait tous les ans un million de décès contre 770 000 du sida. Il est donc tout aussi important de se faire dépister des hépatites pour éviter de contaminer d’autres personnes et, surtout, pour se faire soigner rapidement.

Qu’est-ce que l’hépatite ?

L’hépatite est une inflammation du foie qui peut-être virale ou non-virale (aussi appelée toxique) :

  • L’hépatite virale est provoquée par des virus ingérés dans l’eau ou des aliments infectés (hépatites A et E). Elle peut également être transmise lors d’un rapport sexuel ainsi qu’au contact de sang ou de matériaux contaminés (hépatites B, C et D). Les principales hépatites virales sont la A, la B et la C.
    • Hépatite A : moins dangereuse que ses sœurs, l’hépatite A peut se guérir en quelques semaines. Tout comme la varicelle, elle a la particularité de ne pouvoir s’attraper qu’une seule fois, un patient guérit de cette maladie devient immunisé. Pour éviter de l’attraper, il faut absolument penser à se laver les mains plusieurs fois par jour pour éviter d’ingérer inconsciemment le virus.
    • Hépatite B : plus fréquente et plus dangereuse, elle se propage pour la plupart des cas lors de rapports sexuels non protégés. Elle provoque notamment des cirrhoses (apparition de cicatrices fibreuses sur le foie) et le cancer du foie. Se faire dépister est très important pour profiter de soins rapides et éviter la contamination.
    • Hépatite C : la plus résistante des hépatites, elle a 80% de chance de devenir chronique et peut donc mettre jusqu’à trois ans pour guérir. Dépistable tout comme l’hépatite B, elle provoque aussi cirrhose et cancer du foie.
  • L’hépatite non-virale ou toxique est causée par une ingestion de produits nuisibles pour le foie (la plupart du temps par une consommation excessive d’alcool) et n’est pas contagieuse contrairement à l’hépatite virale. Elle provoque fièvre, nausées ou encore amaigrissement et est liée à la maladie du foie gras. Dès que la maladie est dépistée, elle peut être guérie par un traitement médicamenteux.

Comment se faire dépister de l’hépatite ?

L’hépatite peut être dépistée par une prise de sang (que la Sécurité Sociale prend en charge à 100%) avec un délai de réponse entre deux et trois jours. Vous pouvez aussi vous faire dépister à l’intérieur des centres de « SOS Hépatites » avec un délai de réponse d’une vingtaine de minutes. Si le résultat est positif, vous devrez suivre un traitement médicamenteux ou d’antiviraux d’action directe (notamment pour l’hépatite C pour laquelle il n’existe aucun vaccin actuellement. Ces antiviraux peuvent être prescrits par les médecins généralistes).

Si la réponse du dépistage est négative, il ne faut pas oublier que des vaccins existent pour prévenir ces maladies. Pour l’hépatite A, deux piqûres à six mois d’intervalle peuvent vous permettre d’être protégé environ 20 ans. Ce vaccin n’est pas obligatoire mais est fortement conseillé dès l’âge d’un an. Enfin, pour l’hépatite B, le vaccin est obligatoire depuis début 2018 chez les bébés de 2, 4 et 11 mois. Sachez que ces vaccins sont recommandés pour les personnes immunodéprimées, atteintes de mucoviscidose ou qui voyagent énormément (principalement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie).

Cette journée a donc pu permettre à l’hépatite de se faire un peu plus connaître. Espérons qu’elle aura aussi permis de sensibiliser le plus grand nombre à se faire dépister et vacciner. Parlez-en autour de vous si vous connaissez des personnes à risques et, surtout, protégez-vous !

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