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Journée mondiale de l’AVC : Zoom sur cette pathologie
le 29/10/2015

Journée mondiale de l’AVC : Zoom sur cette pathologie

L’accident vasculaire cérébral, plus communément appelé « AVC » touche 1 personne toutes les 5 secondes dans le monde. Chaque année, 155 000 personnes sont victimes d’un AVC en France. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) évoque même une « pandémie ». A l’occasion de la journée mondiale de l’AVC, faisons un zoom sur cette pathologie.

 

Qu’est-ce qu’un AVC ?

D’après la définition de l’Assurance Maladie, un accident vasculaire cérébral est « une perte soudaine de la fonction du cerveau. Il est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau ». Privées d’un apport suffisant en oxygène et en éléments nutritifs (le glucose par exemple), les cellules cérébrales ne survivent pas.

Il existe deux types d’AVC :

    • L’AVC ischémique : il concerne 8 cas sur 10 et est dû à un caillot de sang qui bouche une artère à destination du cerveau,
    • L’AVC hémorragique : plus rare, il est dû à la rupture d’une artère du cerveau. Il est souvent lié à une tension artérielle anormalement élevée.

 

Quels sont les facteurs de risque ?

Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés par la médecine. L’âge et les antécédents familiaux sont les deux facteurs sur lesquels vous ne pouvez malheureusement pas agir.

En revanche, pour limiter le risque de provoquer un AVC, il est conseillé de contrôler plusieurs éléments : son taux de sucre (diabète), sa tension artérielle, sa tension cardiaque, son cholestérol et son poids. Le tabagisme peut également être un facteur de risque aggravant puisque le tabac favorise le rétrécissement des artères, la formation de caillots et l’apparition de troubles du rythme cardiaque. Enfin, l’alcool et la sédentarité font également partie des facteurs de risque.

 

Quels sont les symptômes et que faire ?

La paralysie d’une partie du corps est le symptôme le plus fréquemment observé. Il s’agit généralement d’une hémiplégie, c’est-à-dire d’une paralysie d’une moitié du corps.

Une personne victime d’un AVC peut ressentir plusieurs sensations : vertiges, étourdissements, pertes d’équilibre, troubles de la vision, difficultés à s’exprimer et à comprendre ce qu’on lui dit. Des maux de tête violents et des vomissements peuvent également être un signe alarmant.

Si vous ou quelqu’un de votre entourage ressentez l’un ou plusieurs de ces symptômes, appelez le SAMU en composant le 15. Vous serez ensuite conduit en urgence à l’hôpital le plus proche de chez vous. Des examens seront pratiqués rapidement afin de confirmer le diagnostic et de déterminer la cause de l’AVC, notamment en situant le caillot grâce à un examen d’imagerie (IRM ou Scanner par exemple).

 

Quelles peuvent être les séquelles ?

On estime que ¾ des patients qui survivent à un AVC gardent des séquelles. Ils peuvent être d’ordre moteur (hémiplégie) ou phasique (difficulté de langage). Pour limiter l’apparition de ses séquelles, des séances de kinésithérapie s’avèrent primordiales. D’autres techniques comme l’ergothérapie ou l’orthophonie peuvent également intervenir.

Il est important d’ajouter que l’AVC a également un impact sur le moral des patients. Il est parfois recommandé de consulter un psychologue pour parler de ce qu’on ressent après avoir été victime de cette pathologie.

Certaines personnes ont de nouvelles peurs, comme celle de ne pas se réveiller. Le sommeil devient alors très agité et le repos nécessaire n’est pas récupéré. Dans ce cas, il est important de consulter un spécialiste pour trouver une solution avant que la fatigue n’entraîne d’autres pathologies.

 

Quelques chiffres alarmants

Toutes les 5 secondes, 1 personne est victime d’un AVC dans le monde. Cela représente 12 millions de personnes, soit l’équivalent des habitants de la région parisienne.

En France, l’AVC est la principale cause de mortalité pour les femmes, la première cause de handicap de l’adulte et la deuxième cause de démence. Chaque année, 155 000 personnes sont touchées par un AVC dont une personne toutes les 4 minutes. 62 000 d’entre elles décéderont des suites de cette pathologie.

Contrairement à ce que l’on croit, les personnes âgées ne sont pas les seules à être victimes d’AVC ; ¼ des personnes concernées ont moins de 65 ans. 15% des AVC surviennent chez les moins de 50 ans et 25% chez les moins de 65 ans.

Sources :

Le Figaro, « Comment vivre après un AVC ? », http://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/accident-vasculaire-cerebral/comment-vivre-apres

L’Assurance Maladie, « Définition de l’AVC », http://www.ameli-sante.fr/accident-vasculaire-cerebral-avc/definition-avc.html?&no_cache=1#form_imc_colcentre

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