epilepsie
le 12/02/2018

Journée internationale de l’épilepsie, 2ème lundi de février

La journée internationale de l’épilepsie se déroule chaque année depuis 2015, le 2ème lundi de février dans plus de 120 pays.

A l’occasion de cette journée, les associations, les professionnels de santé, les patients et familles échangent et communiquent sur cette maladie encore mal connue et mettent en avant le quotidien des personnes atteintes de ce trouble pour sensibiliser le grand public.

A ce jour, l’épilepsie touche entre 640 000 et 810 000 personnes en France.

La prise en charge reste insuffisante, c’est pourquoi les associations de malade ont profité du  1er Sommet National organisé à Paris le samedi 10 février 2018, pour demander une meilleure prise en charge.

Zoom sur l’épilepsie, quelle est cette maladie ?

C’est une maladie neurologique qui traduit un dysfonctionnement de l’activité du cerveau entraînant une perturbation temporaire de la communication entre les neurones. En pratiquant un électro-encéphalogramme, l’activité cérébrale peut être enregistrée et les influs nerveux anormaux sont mesurés.

Ces crises touchent 1 % de la population française et en particulier les enfants, les adolescents et les personnes âgées à des degrés divers.

Les causes sont dans certains cas génétiques mais pour la plupart des malades, il n’y a pas d’explications identifiées.

Pour être diagnostiqué d’épileptique, il faut avoir au moins eu deux fois une crise de convulsions.

A noter : certains jeunes enfants ont des convulsions au cours de poussée de fièvre. Elles cessent très souvent vers l’âge de 5-6 ans. Il est conseillé tout de même de consulter un médecin en cas de crise de convulsions dite fébriles.

Quels sont les différents types de crises 

Elles ne se traduisent pas seulement pas une perte de connaissance et des convulsions. Il existe différents types de manifestations :

  • Les convulsions et absences : on parlera de « crise généralisée » lorsque les 2 hémisphères du cerveau sont touchés.
    • La crise de type « grand mal » : la plus connue et la plus facile à reconnaître. Le malade fait un malaise, a des mouvements convulsifs et peut uriner. Après la crise, il y a une phase de somnolence et confusion plus ou moins prolongée.
    • Chez l’enfant : les crises se manifestent par des absences. Lors des crises, le regard est fixe et une rupture de contact de quelques secondes dont l’enfant ne se souviendra pas.
    • Chez l’adolescent : les crises peuvent se traduire par des spasmes brusques et répétés au niveau des bras et des jambes.
  • Les tremblements, fourmillements, hallucinations : dites « crises partielles » et sont moins connues mais représentent 60 % des cas.
    • Les crises motrices : elles se manifestent par des mouvements rythmiques, des contractions involontaires.
    • Les crises sensitives : des fourmillements qui remontent le long des membres
    • Les crises sensorielles : des hallucinations visuelles, auditives, gustatives ou olfactives
    • Les crises psychiques : irritabilité ou des impressions de déjà-vu (état de rêve).

Que faut il faire en cas de crise d’une personne ? 

L’objectif de cette journée internationale est d’informer sur les bons gestes devant une personne en crise. Par exemple, il est inutile de mettre un objet dans la bouche, ni de l’empêcher de se débattre.

Le 1er geste à faire est de placer en position latérale de sécurité la personne et de la protéger des regards curieux. Ensuite il faut appeler les secours.

Existe-t-il un traitement efficace ?

Les médecins neurologues spécialiste de l’épilepsie se réjouissent des nombreux médicaments mis à la disposition des malades. En effet, une vingtaine de molécules actives ont été mises en place pour agir sur les différents types d’épilepsie. 70 % des cas peuvent être soignés avec succès.

En général, les personnes peuvent mener une vie normale avec certaines restrictions, par exemple la conduite automobile au démarrage du traitement.

Une personne épileptique ne l’est pas systématiquement toute sa vie. Le fait d’avoir des crises en bas âge favorise la rémission.  Le traitement peut être suspendu si pas de crise après 5 ans, sous contrôle médical régulier. C’est le cas pour 70 % des enfants et 60 % des adultes.

Quelles sont les conséquences possibles ? 

Les crises peuvent entraîner des blessures corporelles si la personne perd le contrôle de ses mouvements. Des séquelles neurologiques peuvent apparaître suivant la durée des crises, notamment si certaines zones du cerveau manquent d’oxygène.

Elles peuvent aussi être dangereuses pour le malade et pour d’autres personnes à certains moments comme par exemple si la crise intervient lors d’une baignade, en voiture.

 

Pour en savoir plus : le site de la fondation de l’épilepsie et l’association épilepsie.

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