implant essure
le 15/12/2016

Implant contraceptif Essure : le nouveau scandale sanitaire ?

Mis sur le marché en 2002, l’implant contraceptif Essure agit définitivement sur les trompes afin d’empêcher les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule. Mais il semblerait que certaines femmes aient été victimes de graves effets secondaires. Serait-ce un énième scandale sanitaire ?

Une méthode de contraception définitive

L’implant Essure, en forme de petits ressorts métalliques, est introduit dans les trompes de Fallope par hystéroscopie (insertion d’une micro-caméra dans l’utérus). Cette méthode a déjà séduit plus de 120 000 femmes en France, notamment grâce à de nombreux avantages : pas d’anesthésie, pas d’incision et pas d’injection hormonale.

Cette méthode de contraception consiste à introduire des micro-implants dans les trompes de Fallopes. L’objectif est d’empêcher les spermatozoïdes d’atteindre les ovules. Une fois l’implant Essure en place, il est impossible de revenir en arrière.

Contrairement à certains contraceptifs, l’implant Essure n’impacte pas le cycle menstruel ; les femmes ont toujours leurs règles.

Avant de procéder à l’opération, les patientes disposent d’un délai obligatoire de quatre mois de réflexion, pour prendre pleinement conscience de l’irrévocabilité de la mise en place de cet implant.

Un test de confirmation au bout de trois mois

Pour contrôler le bon déroulement de la stérilisation, un test de confirmation doit être réalisé trois mois après la pose des implants.

A savoir : l’implant est composé de fibre de polyéthylène, de nickel-titane et d’acier inoxydable. Avant de recourir à ce contraceptif, il faut être certain de ne pas être allergique à l’un de ces matériaux.

Des effets secondaires insupportables

Parmi les 120 000 femmes ayant eu recours à ce contraceptif, certaines d’entre elles portent plainte contre le laboratoire Bayer en raison de graves et douloureux effets secondaires. D’ailleurs, les signalements ne cessent de se multiplier depuis quelques années (42 en 2012, 162 en 2016).

Et si ça ne fait que commencer en France, les Etats-Unis comptent déjà plus de 9 500 plaintes contre le laboratoire Bayer. Les avocats réclament le retrait définitif des implants Essure du marché.

Après le scandale du Médiator et des centres dentaires Dépakine, faut-il s’attendre à une autre histoire de la même ampleur ?

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