Plus d’un produit "hygiène bébé" sur deux acheté en supermarché présenterait des composés toxiques.
le 29/10/2014

Hygiène pour bébé : attention, danger !

Lingettes, eaux nettoyantes, laits : les produits hygiéniques pour bébés sont à utiliser avec précaution. Une nouvelle étude de 60 millions de consommateurs vient en effet de démontrer que plus d’un produit sur deux acheté en supermarché présenterait des composés toxiques.

 

 

 

Les composants nocifs des produits pour bébé

La majorité des parents l’ignore, mais dans les lingettes, crèmes, eaux ou encore laits nettoyants  à destination des bébés se trouvent de nombreux composants nocifs. Le phénoxyéthanol, conservateur le plus présent, ainsi que d’autres produits chimiques restent en effet utilisés par de nombreuses marques et ce malgré les alertes et les recommandations sanitaires mondiales (émanant notamment de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ANSM).

Ce qu’il ne faut plus utiliser

Dès novembre 2012, l’agence conseillait « de ne plus utiliser de phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège » des enfants de moins de trois ans. En mars 2013, ce fut au tour de du magazine 60 millions de consommateurs d’épingler une première fois plusieurs marques qui continuaient de mettre en vente des produits évalués défavorablement par l’ANSM. En octobre de la même année, l’association UFC-Que choisir publiait les résultats d’une étude démontrant que 94% des lingettes et laits de toilettes à pour bébés étaient potentiellement nocifs.

60 millions de consommateurs tire la sonnette d’alarme

Aujourd’hui, 60 millions de consommateurs tire donc à nouveau la sonnette d’alarme. Le magazine vient de révéler les résultats de sa dernière enquête visant à identifier, dans les produits pour bébés, de potentiels perturbateurs endocriniens (modifiant, une fois la barrière cutanée franchie, l’équilibre hormonal), substances allergisantes et molécules toxiques. Ces composants peuvent en effet présenter un réel danger pour les nourrissions car, en pleine croissance, ils y sont beaucoup plus sensibles et ont une faible capacité de détoxication.

Un test de 52 produits

Le résultat est sans appel : sur 52 produits testés, 28 font état de la présence de substances chimiques toxiques et sont donc déconseillés par l’association de défense des consommateurs. Aucune gamme de crèmes, lingettes, eaux nettoyantes, laits et gels disponible en grandes surfaces n’est épargnée par l’étude :

  • six lingettes nettoyantes sur les neuf étudiées sont à éviter : elles seraient fabriquées avec une « liste noire » d’ingrédients inquiétants,
  • sur dix laits nettoyants testés, sept sont déconseillés,
  • concernant les produits pour le soin du corps, le constat est identique : la concentration en conservateurs chimiques dans les eaux et crèmes hydratantes serait supérieure au seuil de 0,4% préconisé par les autorités sanitaires (à l’exception des produits Nivea Baby). Cinq crèmes hydratantes sur sept sont d’ailleurs contre-indiquées.

Les grandes marques n’échappent pas à ces conclusions et sont d’ailleurs parmi les plus touchées !

Que faire pour protéger son bébé ?

Le magazine 60 millions de consommateurs recommande d’éviter au maximum l’emploi de ce genre de produits sans rinçage et de se limiter au strict nécessaire. Il faut les remplacer, autant que faire se peut, par des produits qui se rincent, même si leur utilisation peut s’avérer moins pratique.

Une autre astuce simple est de restreindre au maximum les produits utilisés : en effet, plus la liste des composants se voit réduite, moins les risques d’être confronté à une substance nocive sont élevés.

L’excès de soin, entraînant des effets indésirables sur la peau des bébés tels que des rougeurs, irritations et  poussés d’eczéma, doit lui aussi être évité.

Enfin, il faut savoir que les produits dits hypoallergéniques sont loin d’être une garantie, ce terme ne correspondant pas à une réglementation particulière. La preuve en est que dans la composition d’une dizaine de produits de ce type, plusieurs substances allergisantes ont été détectées. Il ne faut donc pas privilégier les produits estampillés hypoallergéniques « à tout prix ».

Les composants à éviter

Si les parents ne doivent pas se fier aux mentions, promesses et couleurs attrayantes du packaging des produits, ils doivent par contre se référer sérieusement à la liste des composants de ceux-ci avant de les acheter, et vérifier qu’ils ne contiennent pas :

  • de phénoxyéthanol (présent notamment dans des lingettes et produits servant à nettoyer les sièges auto). Cette substance pénètre dans l’organisme par la peau et son absorption est encore plus importante lorsqu’elle n’est pas rincée, comme lors de l’utilisation de lingettes. A court terme, ses effets indésirables ne sont pas visibles (elle ne provoque ni sensibilité ni irritation de la peau, par exemple) mais engendre, à moyen et long terme, des risques d’irritations oculaires.
  • de propylparabène (détecté également dans la majorité des lingettes). Ce composant est un potentiel perturbateur endocrinien qui devrait être interdit en avril 2015 dans tous les produits hygiéniques.
  • du méthylisothiazolinone,
  • de l’hydrolysat de protéines de blé et de l’imidazolidinylurée, qui sont des substances allergisantes,
  • du propylène glycol, qui est un composé irritant.

Source : 60 millions de consommateurs

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