Grippe : les seniors très touchés par l’épidémie de cet hiver
le 10/03/2015

Grippe : les seniors très touchés par l’épidémie de cet hiver

Cette année en France, le nombre de décès causés par le virus de la grippe a augmenté de presque 20 % par rapport aux hivers précédents. Cette progression aurait notamment été engendrée par la nature du virus, très virulent chez les personnes de plus de 65 ans.

L’épidémie de grippe fait des victimes

L’hiver est en règle générale la saison où, sur l’année, le plus de décès sont observés. N’échappant pas à la règle, le début de l’hiver 2014-2015 a même, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), été très meurtrier. L’Institut a en effet calculé que depuis le début de l’épidémie, la mortalité hivernale était de 19 % supérieure à celle attendue (basée sur une moyenne des décès des 8 années précédentes), soit un excès d’environ 8 500 personnes mortes. L’InVS a également souligné que ce phénomène touchait majoritairement les personnes âgées de plus de 65 ans, cette population représentant près de la moitié des cas graves de grippe admis en réanimation depuis le début du mois de novembre.

L’Europe également concernée

S’étendant à l’ensemble des régions françaises, cette forte mortalité semble aussi toucher le reste de l’Europe. Ainsi, depuis le mois de janvier 2015 dans une dizaine de pays européens, une augmentation de la mortalité chez les personnes âgées de 65 ans et plus a également été remarquée. Outre la France, les pays les plus touchés sont la Belgique, L’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni.

Pourquoi le virus évolue-t-il ?

La recrudescence de ces cas de grippe agressive s’explique notamment en analysant la forme du virus. En effet, celui-ci a muté (sous la forme H3N2, connue pour provoquer des complications chez les personnes à risque), entre le moment où la composition vaccinale avait été décidée et le début de l’épidémie de grippe. La souche en question a donc échappé à la composition du vaccin qui n’a été efficace que dans 30% des cas. Ainsi, que ce soit en France ou à l’échelle européenne, la circulation à des degrés épidémiques de cette souche dominante particulièrement dangereuse du virus grippal A, conjuguée à d’autres facteurs hivernaux, ont entraîné les cas les plus graves et une importante hausse de la mortalité (environ 60 000 personnes, toutes causes et tous âges confondus).

L’épidémie en perte de vitesse

Si presque 3 millions de personnes ont été touchées par le virus en France, l’évolution de la situation semble toutefois rassurante. Depuis le pic enregistré il y a quelques semaines, l’épidémie est en perte de vitesse ; les consultations pour syndromes grippaux sur la dernière semaine du mois de février étant notamment en baisse.

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