Tous les allergologues sont d’accord : une allergie saisonnière nécessite une grande vigilance dès les premiers symptômes.
le 21/03/2014

Faire face aux allergies au retour du printemps

Les beaux jours reviennent, mais pour nombre d’entre nous, toux, démangeaisons, éternuements, nez qui coule et yeux qui pleurent également ! S’il marque l’arrivée du beau temps, le printemps est aussi annonciateur du retour des allergies. Voici quelques conseils pour détecter et soigner efficacement les symptômes de ces allergies printanières.

 

 

 

La vigilance des symptômes avant tout

Tous les allergologues sont d’accord : une allergie saisonnière nécessite une grande vigilance dès les premiers symptômes. En effet, plus on agit tôt, moins les risques de complications sont élevés. Or, l’arrivée du printemps marque une période parfois redoutable pour le quart de français souffrant d’allergies respiratoires (1 sur 3 étant atteint de rhinite allergique, une inflammation des muqueuses nasales). De plus et contrairement aux idées reçues, il peut arriver qu’une allergie se déclenche à tout âge, bien que l’on en ait jamais souffert auparavant.

L’augmentation du nombre d’allergiques en France

Comme l’explique un spécialiste, « l’incidence des maladies allergiques est en constante augmentation » depuis les années 1960. Si, à cette époque, le nombre de personnes atteintes était très faible, presque 30 % de la population française fait aujourd’hui face à des allergies plus ou moins régulières (quelles soient alimentaires, respiratoires ou médicamenteuses).

Les causes des allergies

Cette évolution aurait été particulièrement engendrée par le changement de styles de vie dans les pays industrialisés, où les stimulations du système immunitaire ont constamment diminué, faute de la présence de certaines bactéries en ville.

Mais la pollution, extérieure ou dans les espaces confinés, est également une des explications de cette montée occidentale des allergies. En cause : ozone, particules fines et dioxyde d’azote qui les déclenchent ou les aggravent. Ainsi, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a classifié les allergies à la quatrième place des affections chroniques mondiales, tout en estimant que d’ici l’année 2050, 50 % de la population mondiale présenterait des signes d’allergies.

Comment traiter une allergie ?

En moyenne, une personne consulte un spécialiste sept ans après l’apparition des premiers symptômes. Pourtant, une allergie non traitée a toutes les chances de s’amplifier. Il faut donc réagir le plus vite possible quand des symptômes tels que la rhinite, la conjonctivite, l’asthme ou des réactions cutanées apparaissent.

S’il est nécessaire de prendre en charge les manifestations légères pour les soigner et limiter leur progression, il est surtout important d’identifier l’allergène en cause, afin d’éviter que les crises ne s’aggravent (grains de pollen, poils de chat, etc.). Celui-ci doit être déterminé, outre les déductions de l’allergologue, en passant des tests cutanés ou sanguins mettant en évidence les anticorps de l’allergie en question.

Une fois ceux-ci passés, des solutions pourront alors être mises en place :

  • Éliminer les allergènes en question : il faudra faire disparaître moisissures, acariens et poils d’animaux présents dans la maison.
  • Eviter les pollens présents dans l’air extérieur : en limitant promenades en forêts et pique-niques dans l’herbe.

Si ces premières mesures ne s’avèrent pas efficaces, les patients devront alors passer aux remèdes médicamenteux :

  • Les traitements par antihistaminiques, corticoïdes ou bronchodilatateurs élimineront les symptômes d’allergies légères.
  • La désensibilisation (ou immunothérapie allergénique) restera le seul moyen thérapeutique de traiter durablement l’allergie, même si certains allergologues déclarent l’efficacité de cette technique variable selon le profil du patient, alors que d’autres la considèrent non efficace et parfois dangereuse.

Attention à ne pas réutiliser des médicaments prescrits pour des crises datant d’années précédentes. En effet, s’ils peuvent être périmés, la nature de l’allergie peut en outre avoir évolué et avoir rendu ces médicaments inefficaces. La meilleure chose à faire est donc de consulter son médecin avant de recommencer un traitement ou avant tout renouvellement d’ordonnance.

article précédent retour à la liste article suivant