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Endométriose
le 12/03/2019

L’endométriose : une maladie encore peu reconnue

L’endométriose est une maladie encore relativement méconnue. Le corps médical commence seulement depuis quelques années à vraiment s’intéresser au sujet et faire des recherches plus poussées.

Pourtant 1 femme sur 10 souffre d’endométriose en France, certaines ne le savent même pas et pensent qu’elles sont simplement victimes de règles douloureuses. Miltis vous propose un état des lieux complet sur cette maladie pour vous permettre d’en savoir plus !

 

 

Qu’est-ce que l’endométriose ?

Tous les mois et chez toutes les femmes, l’endomètre (une muqueuse interne de l’utérus) s’épaissit et s’il n’y a pas de grossesse, celui-ci se désagrège et s’évacue sans aucun problème au moment des règles.

Dans le cas d’une personne malade les fragments d’endomètre ne sont pas tous évacués et se retrouvent fixés à d’autres organes comme l’utérus, les ovaires, la vessie…
Cela crée de fortes douleurs dans le bas ventre en période de menstruation qui peuvent à la longue devenir chroniques et très intenses. Certaines femmes parlent de sensations comparables à des coups de poignard dans le ventre.

De nombreux scientifiques cherchent encore à comprendre pourquoi l’endomètre ne s’évacue pas correctement chez ces femmes. Les premiers résultats amènent à penser que cela serait dû à une exposition à des perturbateurs endocriniens ou encore une atteinte du système immunitaire.

Comment diagnostiquer l’endométriose ?

Le tout premier symptôme qui ne veut pas forcément dire que vous souffrez de cette maladie mais qui doit vous mettre la puce à l’oreille est d’avoir chaque mois des règles anormalement douloureuses.

Si ce premier point est complété par d’autres comme des règles abondantes, des rapports sexuels douloureux ou encore la présence de sang dans les selles il convient à ce moment là de voir votre médecin pour faire des examens plus poussés. Celui-ci vous prescrira très certainement une échographie ou une IRM pelvienne afin d’établir un diagnostic fiable.

Comment soigner cette maladie ?

S’il s’avère que les résultats de l’examen effectué sont positifs des traitements existent. Ceux-ci ne sont pas définitifs mais peuvent freiner l’évolution de la maladie et permettre aux femmes concernées de vivre dans de meilleures conditions.

Le premier traitement qui devrait vous être proposé est la prise de la pilule en continu ou encore la pose d’un stérilet. Le but est évidemment d’empêcher la survenue des règles dans l’espoir de limiter les douleurs.

Si cette solution ne fonctionne pas, le corps médical pourra vous orienter vers une « ménopause artificielle ». Le principe étant de bloquer la sécrétion d’oestrogènes par les ovaires grâce à des injections régulières.

Enfin si les douleurs sont toujours présentes, un traitement chirurgical pourra être envisagé. Une chirurgie conservatrice sera privilégiée pour permettre aux femmes concernées d’avoir des enfants si elles le souhaitent. La chirurgie radicale avec ablation de l’utérus étant vraiment la dernière solution réservée aux cas extrêmes.

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