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E171- Dioxyde de titane
le 27/12/2018

Le dioxyde de titane, un additif potentiellement cancérigène

Vous avez certainement déjà entendu parler du dioxyde de titane ! Cet additif alimentaire également appelé E171 ou TiO2 fait la une de nombreux journaux depuis environ un an. En effet, des tests scientifiques réalisés sur des rats ont prouvé que ce composant favorise la croissance de lésions précancéreuses.

Ces effets nocifs n’ont pour l’instant jamais été prouvés chez l’Homme mais de nombreuses associations de consommateurs réclament sa suspension dans les produits agro-industriels.

 

Un additif présent dans de nombreux produits alimentaires

Le dioxyde de titane se présente sous la forme d’une poudre blanche et est utilisé dans de nombreux produits agro-industriels comme un colorant destiné à blanchir ou faire briller les aliments.

En France le E171 est utilisé pour la fabrication de différents produits comme : les bonbons, les desserts et crèmes glacées disponibles en supermarchés, les tablettes de chocolat, les biscuits, gâteaux et également certains aliments de boulangerie et pâtisserie.

Cette liste n’est pas exhaustive, pour savoir si les aliments que vous consommez contiennent du dioxyde de titane consultez la base de données en ligne Open Food Facts. Sachant que plus de 700 produits alimentaires sont dans ce cas il y a de fortes chances pour que vous soyez concernés.

Pourquoi le E171 ou TiO2 pourrait être dangereux pour l’être Humain ?

Comme nous l’évoquions précédemment, à ce stade des études n’ont été réalisées qu’à l’échelle du rat pour le moment. Toutefois celles-ci ont démontré qu’une exposition chronique au dioxyde de titane favorisait la croissance de lésions pré-cancéreuses chez ces animaux.

Cela s’explique par le fait que cet additif est composé de nanoparticules d’une taille microscopique (inférieure à 100 nanomètres) ce qui facilite leur pénétration dans l’organisme.

Que dit la loi au sujet du dioxyde de titane ?

Au mois de mai dernier, la secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, a indiqué que le Gouvernement souhaitait suspendre l’utilisation du E171 dans la fabrication des aliments. Suite à cela, cette suspension a été inscrite dans la loi agriculture et alimentation (promulguée le 1er novembre 2018). Enfin, au mois de juin, les « Confiseurs français » se sont engagés à ne plus utiliser cet additif dans leurs produits d’ici fin 2019 au plus tard.

Tout semble donc réuni pour un arrêt rapide de l’utilisation du E171 et pourtant en cette fin d’année 2018, cet additif reste encore présent dans de nombreux aliments. Il semblerait que la décision soit bloquée au ministère de l’Économie et des Finances. En effet, Bercy se base sur le compte rendu de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) qui estime que les tests réalisés sur les rats ne sont pas suffisants pour prouver des effets néfastes pour l’Homme.

Les associations comme UFC-Que Choisir, Greenpeace, France Nature Environnement, la Ligue contre le cancer, Réseau environnement santé, Générations futures… n’ont donc pas fini de se battre pour défendre la santé des consommateurs.

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