femme enceinte trisomie 21
le 23/06/2016

Dépistage de la trisomie 21 : bientôt la fin de l’amniocentèse?

La société française de médecine prédictive (SFMP) souhaite que le recours à un test sanguin remplace l’actuelle l’amniocentèse dans la détection de la trisomie 21.





Qu’est-ce que l’amniocentèse ?

En France, le dépistage de la trisomie 21 se déroule en deux étapes :

  • Etape 1 : le médecin évalue un seuil de risque à partir de plusieurs paramètres (âge de la mère, résultats des échographies…). S’il est égal ou supérieur à 1/250, la deuxième étape s’impose.
  • Etape 2 : l’amniocentèse. Il s’agit d’un examen pratiqué à partir de la 14ème semaine de grossesse. Il consiste à prélever du liquide amniotique dans l’utérus de la femme à l’aide d’une aiguille plantée dans le ventre. Cette méthode, non anodine, présente un risque de fausse couche de 1%.

Quelle alternative ?

Afin d’éviter de prendre des risques, les médecins recommandent de recourir au DPNI (Dépistage Prénatal Non-Invasif), un test sanguin permettant de dépister des anomalies liées aux chromosomes et donc de détecter une possible trisomie 21. En cas de risque mis en évidence par la prise de sang, une amniocentèse sera pratiquée pour infirmer ou confirmer les suspicions.

Depuis 2013, l’utilisation de ce dépistage est autorisée en France, notamment parce qu’il est efficace à 99% ! Les médecins demandent alors aux pouvoirs publics de remplacer l’amniocentèse par ce test sanguin, afin de réduire au maximum les risques de fausses couches et les douleurs possibles.

Petit bémol tout de même : ce test coûte entre 390 et 600 € et il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale. Afin de permettre à toutes les futures mamans d’en bénéficier, La SFMP réclame des mesures particulières pour diminuer le coût du dépistage.

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