consultation médecin
le 27/03/2015

Certains généralistes augmentent de deux euros le prix de leur consultation sans l’accord de la Sécurité sociale

A compter du vendredi 27 mars et pour une durée indéterminée, ne soyez pas étonné si votre médecin généraliste vous demande de régler la somme de 25 euros, soit deux euros supplémentaires par rapport au prix d’une consultation habituelle. Les généralistes comptent lutter contre les inégalités tarifaires entre spécialistes.

Les raisons de l’augmentation

Le syndicat MG France invite les médecins du secteur 1 à relever de deux euros le prix de leur consultation. Cette augmentation n’a pas été autorisée par la Sécurité sociale. D’après le docteur Jacques Battistoni, généraliste à Caen et secrétaire général du syndicat, il s’agit avant tout d’une « action symbolique » pour montrer que les tarifs des généralistes « n’ont pas bougé pour la cinquième année consécutive. » Ils revendiquent le droit « à être traités de la même façon que les 45 autres spécialités ».

Qui payera ces deux euros ?

Les deux euros ajoutés seront à payer par le patient, sauf si la Sécurité sociale décide de les prendre en charge. Le docteur jacques Battistoni indique que « la balle est dans son camp ». Cependant, le médecin ne pénalisera pas les patients qui n’ont pas les moyens car l’objectif est surtout de « sensibiliser les gens sur ce manque de reconnaissance » envers la profession.

L’impact de la sous-rémunération

Nombreux sont les médecins généralistes à partir à la retraite sans être remplacés. La sous-rémunération fait partie des éléments qui « découragent les jeunes de reprendre les cabinets ». Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie, confirme qu’il est devenu crucial de « redonner de l’attractivité à la médecine générale qui est le pilier du système de santé ».

Une nouvelle mobilisation le mardi 31 mars

La Confédération des syndicats médicaux français (CMSF) appelle « tous les médecins libéraux et futurs médecins » à participer à une mobilisation unitaire le mardi 31 mars, date à laquelle sera présenté le projet de loi santé de Marisol Touraine devant l’Assemblée. En fermant leurs cabinets, les médecins comptent « maintenir le rapport de force ».

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