L’OMS reconnaît le burn-out comme un syndrome lié au travail
le 04/06/2019

L’OMS reconnaît le burn-out comme un syndrome lié au travail

La semaine dernière, lors de la 72ème Assemblée Mondiale de la Santé qui a eu lieu du 20 au 28 mai à Genève, l’OMS a mis à jour le statut du Burn-out (syndrome d’épuisement professionnel). Après l’avoir inséré dans la CIM (Classification Internationale des Maladies), l’OMS a précisé qu’il s’agissait avant tout d’un syndrome lié au travail.

Miltis vous en dit un peu plus sur cette actualité.

 

Le burn-out, un syndrome ou une maladie ?

Le 27 mai dernier, l’OMS a reconnu, pour la première fois, le burn-out et l’a fait entrer dans la Classification internationale des maladies avant d’apporter des précisions le lendemain. Cette entrée dans la CIM ne dit pas pour autant que ce dernier est une maladie. Ce syndrome a déjà été inscrit dans une classification ultérieure dans le chapitre « Facteurs influençant l’état de santé ». Ce serait ce détail qui aurait finalement changé la donne, c’est le porte-parole de l’OMS qui le précise : « L’inclusion dans ce chapitre signifie précisément que le burn-out n’est pas conceptualisé comme une condition médicale mais plutôt comme un phénomène lié au travail ».

Ainsi, le burn-out n’est donc pas reconnu comme une maladie professionnelle mais comme un symptôme qui serait le résultat d’un stress intense au travail. Ce symptôme se caractérise par un fort épuisement, des idées noires liées au travail (pessimisme permanent) et une efficacité professionnelle limitée. Le syndrome d’épuisement professionnel ne peut donc être rattaché qu’au domaine du travail. C’est pourquoi, les autres troubles anxieux de la vie quotidienne ne pourront pas être considérés comme un burn-out. Cette nouvelle classification de l’OMS, qui s’intitulera CIP-11, ne prendra effet qu’à partir du 1er janvier 2022.

Pour rappel, cette classification réalisée par l’OMS permet aux professionnels de la santé  du monde entier de pouvoir échanger des informations sur toutes ces maladies grâce à un langage commun.

Quelles sont les causes du burn-out et comment les éviter ?

Il n’y a pas réellement de chiffres sur ce syndrome, mis à part qu’un employé sur trois aurait déjà fait un burn-out dans sa vie. Le Cabinet Stimulus a révélé en 2017, qu’environ un employé sur deux se dit anxieux au travail. Cela toucherait principalement les salariés effectuant beaucoup d’heures supplémentaires. Les causes, quant à elles, ne sont pas précises et dépendent de chacun.

Ce stress intense peut être provoqué par :

  • Les conditions de travail : des exigences trop importantes, une pression trop forte ou une accumulation de frustrations,
  • L’ambiance de travail : des supérieurs trop présents, ne respectant pas la vie privée de leurs salariés en les contactant le soir, les week-ends ou même pendant leurs vacances.
    Un important manque de reconnaissance de la part du ou des supérieur(s) hiérarchique(s) peut également être une des causes. Une ambiance générale tendue et froide dans le bureau avec des collègues distants ou, eux-mêmes, stressés peut aussi avoir un impact sur la santé mentale du salarié.

Comme nous vous l’expliquions il y a quelques semaines, pour éviter d’être victime d’un burn-out, il faut impérativement séparer vie professionnelle et vie privée : une déconnexion totale est donc primordiale. Vous pouvez aussi effectuer des activités pour vous changer les idées, vous défouler ou même vous relaxer. Les personnes concernées par un burn-out doivent tout d’abord aller consulter un médecin traitant puis arrêter de travailler pendant quelques temps pour se concentrer sur l’essentiel.

Cette classification n’a pas pour but de donner obligatoirement le mauvais rôle aux employeurs mais bien de les responsabiliser sur la santé mentale de leurs employés. Rappelons qu’un salarié heureux et en bonne santé sera plus investit et fournira un travail de meilleure qualité.

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