Bonheur travail bonnes pratiques
le 26/04/2019

Bonheur au travail : les pratiques à mettre en place

Le dimanche 28 avril prochain se déroulera la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail ; journée créée pour rendre hommage aux victimes des accidents et des maladies provoqués par leur emploi ainsi que pour mettre l’accent sur la prévention de ces cas encore nombreux aujourd’hui. Depuis quelques années déjà, les entreprises accordent de plus en plus d’importance au bien-être et à la santé de leurs salariés. Cela a donné lieu à la création de nouveaux métiers comme le Chief Happiness Officer (que l’on peut traduire par : Chef du bonheur).

Dans ce cadre-là, Miltis vous propose un état des lieux des pratiques à mettre en place par les entreprises et par les salariés afin de rendre ces derniers plus à l’aise au travail.

 

Le rôle des entreprises dans la santé des salariés

Certaines entreprises accordent encore trop peu d’importance au bonheur de leur salarié, notamment par manque de temps. De plus, le budget limité accordé à ce sujet peut être un vrai frein. Il se peut aussi que la tâche soit confié aux responsables RH qui n’ont pas encore tous été formés à cela. Tant de facteurs qui repoussent, la plupart du temps, la mise en place d’actions en faveur du bien-être du salarié au travail.

Si certaines pratiques sont devenues monnaies courantes comme l’aménagement d’un espace de travail pratique et adapté ainsi qu’un espace dédié à la détente, d’autres techniques permettant aux employés de se sentir bien apparaissent. Pour éviter que ces derniers pensent à leur travail lorsqu’ils sont chez eux et que cela les mène jusqu’au burn-out, le droit à la déconnexion a été créé pour leur permettre de ne pas consulter leurs mails ou recevoir d’appels professionnels une fois sortie de leur entreprise. Une déconnexion donc totale pour séparer au mieux vie professionnelle et vie privée qui, parfois, ne font plus qu’un.

Une autre solution, qui est ici plus psychologique mais essentielle, est la reconnaissance du salarié par ses supérieurs. Pas très compliqué à mettre en place mais souvent oublié : l’employé a besoin qu’on reconnaisse ses compétences, ses efforts et son travail pour se sentir bien dans l’entreprise. Il ne faut surtout pas se focaliser essentiellement sur ses résultats, il est bien plus que ça ! De plus, un salarié heureux est un salarié productif. Le reconnaître en tant que tel lui permettra de remonter son moral et d’atténuer son stress, ce qui augmentera son envie de travailler et, donc, sa productivité.

Rappelons aussi que toutes les entreprises ont l’obligation légale de veiller à la bonne santé de leurs employés et également de leur proposer une complémentaire santé collective. Un projet de loi encadrant la santé au travail devrait d’ailleurs être présenté dans l’année notamment sur la qualité de vie au travail et l’amélioration de la prévention de cette dernière. De plus, le nombre d’inspections du travail devrait doubler entre 2018 et 2019 afin d’éviter tous les risques de blessures possibles pour les salariés et les risques de contact avec des minéraux nocifs comme l’amiante.

Que peuvent faire les salariés pour rester en bonne santé ?

« Le travail c’est la santé – Ne rien faire c’est la conserver ». Si Henri Salvador faisait l’apologie de la paresse il y a plus de cinquante ans, il se peut que le travail ait finalement des effets positifs sur la santé mentale. Il permet notamment de changer d’environnement et d’être intégré à la société, rien de mieux que de se sentir utile et de pouvoir réaliser ses projets personnels. De plus, l’utilisation du cerveau est plus intense, ce qui permet d’exercer sa mémoire et de s’adapter à toutes les situations possibles. Enfin, le travail peut aussi permettre de s’insérer dans un groupe social autre que la famille et les amis, ce qui augmente le bien-être.

Cependant, ce bien-être peut facilement s’évaporer à cause du stress que l’employé lui-même s’inflige. Ce niveau intense d’angoisse très élevé est dangereux pour la santé et peut amener à des effets graves comme le burn-out cité plus tôt. Ce dernier doit donc, lui aussi, faire un point avec lui-même. Pour cela, il faut impérativement donner une finalité à chacune de ses tâches de manière à retrouver sa motivation et ses aspirations personnelles disparues depuis longtemps. Cela lui permettra de faire baisser la pression car il saura enfin d’où elle provient et de transformer le mauvais stress qui le paralyse en bon stress qu’il arrive à maîtriser et qui l’aide à réussir.

Une mauvaise gestion du sommeil peut aussi être le facteur d’une mauvaise journée de travail. La fatigue engendrée a un effet sur la productivité et donc sur la performance. Ce qui peut facilement frustrer l’employé et donc le stresser sur un dossier urgent à traiter. Ne pas négliger le pouvoir du sommeil sur sa santé et l’influence qu’il peut avoir dans sa vie professionnelle est important. Une bonne nuit de repos permettra donc de passer une journée de travail dans les meilleures conditions.

Cette quête du bonheur au travail peut s’avérer infructueuse voire inutile, mais il est important que tous les acteurs d’une entreprise soient au meilleur de leur forme et de leurs capacités afin d’améliorer la satisfaction de chacun.

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