Bisphénol S dangereux
le 22/07/2019

Après l’interdiction du Bisphénol A, le Bisphénol S commence à inquiéter

Utilisé en France depuis l’interdiction du Bisphénol A (substance chimique) en 2011 dans les biberons et en 2015 pour les contenants alimentaires, le Bisphénol S – qui ne faisait déjà pas l’unanimité – vient de révéler l’un de ses secrets : tout comme son prédécesseur, il serait un perturbateur endocrinien.

Miltis vous en dit plus sur l’étude qui a prouvé la dangerosité du Bisphénol S.

 

Une étude prouve que le Bisphénol S est plus dangereux que le Bisphénol A

C’est en France qu’une étude, publiée la semaine dernière sur Environmental Health Perspectives, affirme que le Bisphénol S (aussi appelé BPS) est plus dangereux que le Bisphénol A (BPA). Des tests ont été effectués sur des porcelets (l’Homme et le porc ont des fonctions gastro-intestinales semblables).

En effet, d’après cette étude, le BPS reste stocké dans l’organisme de façon plus importante et à une quantité supérieure au BPA. Le taux de BPS concentré dans le sang est donc 250 fois plus conséquent pour une même quantité ingérée. Si rien ne prouve à 100% que le BPS a des effets similaires chez l’Homme, sa proximité avec le porc d’un point de vue gastrique montre tout de même que le BPS peut avoir des effets néfastes sur notre corps.

Une possible menace déjà dénoncée quelques années plus tôt

L’ECHA (Agence européenne des produits chimiques) avait qualifié en 2017 le BPA comme une « substance extrêmement préoccupante » qui pouvait nuire à « la fertilité, causer des lésions oculaires graves et une réaction allergique de la peau ou provoquer une irritation des voies respiratoires » à la suite de son interdiction.

Toujours la même année, c’est l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui avait expliqué son inquiétude en montrant tout d’abord les dangers du bisphénol A mais aussi de toutes ses alternatives utilisées pour le substituer. C’est ainsi que les bisphénols S, M, B, AB, AF, F et BADGE auraient une structure chimique commune qui provoquerait une activité œstrogénique dangereuse pour l’homme.

Encore une fois, si le manque de preuves ne permet pas de certifier complètement la dangerosité de la famille du Bisphénol, il faut quand même constater que plusieurs agences et laboratoires ont déjà averti de sa menace.

Où trouver du Bisphénol et comment l’éviter ?

Avant l’interdiction du BPA, ce dernier était beaucoup utilisé dans les contenants alimentaires et les biberons. Ces derniers sont désormais composés de Bisphénol S. La famille du Bisphénol est principalement utilisée dans la fabrication des plastiques durs et transparents (bouteilles pouvant être réutilisées par exemple ainsi que sur les CD et les DVD). Elle est aussi exploitée dans les résines qui recouvrent l’intérieur des boîtes de conserve et des canettes. On peut aussi en trouver dans les papiers thermiques, notamment les tickets de caisse, où elle est utilisée comme « révélateur » de l’impression.

Si vous souhaitez repérer, et ainsi éviter, le bisphénol A, sachez qu’il est indiqué par des chiffres situés à l’intérieur d’un triangle (les plus dangereux seraient le chiffre 3 qui se référeraient au PVC et le chiffre 7 qui correspondraient au polycarbonate). Le mieux est donc de privilégier d’autres matières pour les contenants alimentaires, comme les biberons en verre pour protéger votre enfant. Ainsi vous limiterez l’usage des produits contenant du Bisphénol S.

Considéré comme un perturbateur endocrinien, tout comme le BPA, le Bisphénol S peut donc avoir des effets néfastes sur notre santé. Si rien n’est encore prouvé scientifiquement, il faut tout de même faire en sorte de s’en éloigner le plus possible jusqu’à sa possible interdiction.

Consultez d’autres informations santé

article précédent retour à la liste article suivant