Apnée du sommeil
le 09/02/2017

Apnée du sommeil : symptômes, diagnostic, traitements…

Le syndrome d’apnées du sommeil concerne entre 5 et 15% de la population mais il n’est pas toujours diagnostiqué rapidement. Découvrez ce qu’est l’apnée du sommeil, comment lutter contre et les risques de ces arrêts répétitifs de la respiration.

L’apnée du sommeil

Il s’agit d’une succession d’interruptions totales de la respiration pendant le sommeil. Au cours de notre nuit, nous faisons tous des pauses respiratoires mais elles ne durent jamais longtemps.
On parle alors d’apnée du sommeil quand on comptabilise plus de 10 apnées de plus de 10 secondes par heure de sommeil.

Qui est concerné ?

Dans le monde, entre 5 et 15% de la population fait de l’apnée du sommeil. Cela concerne particulièrement les hommes en surpoids de plus de 40 ans et les personnes qui ronflent fort. Les enfants et les femmes ménopausées peuvent également développer l’apnée du sommeil.

Certains facteurs de risque favorisent le développement de ce syndrome : obésité, tabagisme, médicaments sédatifs, alcool…

Quels impacts sur la vie quotidienne ?

La qualité du sommeil est primordiale dans le déroulement d’une bonne journée. Si la nuit est agitée, il sera difficile de rester concentrer et de ne pas ressentir la fatigue tout au long de la journée. Et cet état de fatigue peut provoquer une irritabilité difficile à contrôler mais qui peut nuire aux relations professionnelles et personnelles.

En dehors de ces changements de comportement, l’apnée du sommeil peut avoir des effets négatifs sur le rythme cardiaque et sur la tension artérielle. Des maladies cardiovasculaires peuvent donc se développer.

Comment savoir si je souffre d’apnée du sommeil ?

Si vous vivez en couple, interrogez votre conjoint(e) sur la façon dont vous dormez. S’il(elle) constate que vous ronflez et que vous avez tendance à vous arrêter de respirer quelques instants, vous souffrez peut-être d’apnée du sommeil. Rapprochez-vous alors de votre médecin traitant pour qu’il vous oriente vers un spécialiste ORL.

Existe-t-il des traitements ?

Pour réduire les effets de l’apnée du sommeil, il sera avant tout conseiller de réduire considérablement la consommation de tabac et d’alcool, accompagné d’un régime alimentaire. La position durant la nuit peut également réduire vos arrêts respiratoires ; il est conseillé de dormir sur le côté plutôt que sur le dos.

Il existe deux dispositifs pour traiter cette pathologie :

  • l’orthèse d’avancée mandibulaire : elle pousse la mâchoire inférieure en avant et empêchent la langue de se replier. Les voies aériennes ne sont donc plus bloquées. L’orthèse est fabriquée sur mesure et ajustée par des praticiens dentaires formés à cette technique.
  • ventilation nocturne en pression positive continue : il s’agit d’un masque nasal, relié par un tuyau souple à une machine qui fournit de l’air. Ces appareils sont assez contraignants mais les résultats obtenus sont très encourageants. Ainsi, pour ne plus voir la machine comme un objet médical, le designer Philippe Starck a mis au point un nouvel appareil.

En ultime recours, si les deux premières techniques n’ont pas fonctionné, une opération chirurgicale peut être envisagée. Elle est réservée à des cas particuliers dont l’anatomie de la sphère ORL est responsable de l’apnée du sommeil.

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