femme enceinte alcool SAF
le 08/09/2016

9 septembre 2016 : Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF)

Le syndrome d’alcoolisation fœtale, trop peu connue de tous, est mis à l’honneur le 9 septembre, lors de la journée mondiale dédiée à cette intoxication liée à la consommation d’alcool pendant la grossesse. Que faut-il savoir ? Quels ont les impacts sur le fœtus ? Peut-on consommer de l’alcool pendant l’allaitement ?

 

De quoi s’agit-il ?

Le SAF est une intoxication alcoolique de l’embryon ou du fœtus. Ce syndrome provoque des anomalies faciales, des malformations et des problèmes cérébraux. Le SAF est reconnu comme « la complication la plus grave de l’exposition prénatale à l’alcool ». Il concerne près d’une naissance sur 1 000 et est la première cause de handicap mental non génétique à la naissance.

Une campagne pour sensibiliser aux risques

A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), l’agence de Santé publique et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives s’associent et lancent une campagne d’information sur les dangers de la consommation d’alcool pendant la grossesse.

Cette campagne est diffusée à travers des annonces presse et des articles dans des blogs spécialisés. Un dépliant explicatif appelé « Zéro alcool pendant la grossesse » sera remis aux femmes enceintes au cours de leur premier et deuxième trimestre.

affiche saf

Les effets de l’alcool sur le fœtus

La concentration d’alcool dans le sang du bébé est aussi élevé que la mère. Le problème est que le foie du bébé n’est pas assez développé pour éliminer rapidement les effets de l’alcool. Le développement du fœtus est alors mis en danger.

L’alcool peut provoquer un retard intellectuel et/ou physique qui se manifeste au fur et à mesure du développement et de la croissance de l’enfant.

Les risques sont davantage élevés lors de la première partie de la grossesse car c’est à cette période que les organes du bébé se forment.

A ce jour, il n’existe aucune étude scientifique qui établit un niveau de consommation sans risque pour le fœtus. Il est alors vivement conseillé de s’abstenir totalement de toute consommation d’alcool pendant les 9 mois de la grossesse.

Et pendant la période d’allaitement ?

Des études ont prouvé que l’alcool réduit la production de lait et ralentit son écoulement s’il est consommé en grande quantité. Pierre Bitoun, pédiatre et président du conseil scientifique de la SESAM (Société Européenne pour le Soutien à l’Allaitement Maternel), affirme que « l’alcool rend les bébés somnolents ». Ils rencontrent des difficultés pour téter. En revanche, il semblerait qu’une consommation raisonnée d’alcool pendant l’allaitement n’ait pas d’impact sur le développement neurologique de l’enfant. Mais attention, le cerveau continue de se construire pendant les trois premiers mois de la vie. Il est alors recommandé de limiter au maximum sa consommation d’alcool à cette période et d’attendre plusieurs heures entre le moment de la prise d’alcool et la prochaine séance d’allaitement : deux heures pour un verre de vin et de bière, six heures pour une vodka ou un whisky.

Les recommandations des médecins

A savoir : le vin, la bière ou encore les alcools forts sont composés d’une molécule appelée « éthanol », qui est dangereuse pour le fœtus. Ce n’est donc pas le degré d’alcool qui a un impact, mais la seule présence de la molécule suffit à impacter le développement du futur bébé.

Consultez le site Alcool Info Service pour en savoir plus.

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