dépenses rhonalpin santé
le 20/04/2015

86% des Français sont satisfaits de la qualité des soins reçus

D’après le baromètre santé annuel du cabinet Deloitte, « 86% des Français sont satisfaits de la qualité des soins qui leur sont prodigués ». En revanche, 63% des personnes interrogées sont contre la modulation des remboursements de l’Assurance Maladie en fonction des revenus de l’assuré.

 

 

La qualité des soins satisfait les Français…

Mardi 14 avril, le cabinet Deloitte a publié son baromètre santé annuel. Si une grande majorité des Français (86%) se dit satisfaite de la qualité des soins qu’ils reçoivent, 7 personnes sondées sur 10 avouent ne pas être contre « le fait que les personnes qui ont des comportements à risque (consommation de tabac, d’alcool…) participent davantage aux dépenses de santé » qu’elles entraînent.

… mais pas leur accessibilité et leurs coûts

En revanche, l’accessibilité des soins et leurs coûts sont moins satisfaisants : 34% des personnes interrogées avouent avoir renoncées aux soins dentaires en raison de leurs coûts bien trop élevés.

La supplémentaire santé : une solution miracle ?

D’après Jean-François Poletti, associé chez Deloitte et spécialiste du secteur assurance et mutuelle, « un tiers des personnes serait prêt à payer au moins 25 euros par mois en plus de la mutuelle collective » pour être mieux remboursé. La réforme qui vise à obliger les entreprises à proposer une complémentaire santé d’entreprise pourrait amener un Français sur deux à recourir à une « supplémentaire santé », un contrat d’assurance santé destiné à rembourser les frais non pris en charge par le régime obligatoire et la complémentaire santé.

La proposition de deux économistes pour réduire les inégalités

Afin de répondre à ces nombreuses inégalités, deux économistes, Pierre-Yves Geoffard et Grégoire de Lagasnerie, ont réfléchi à une nouvelle forme de sécurité sociale qui permettrait aux personnes les plus malades et les plus pauvres d’être mieux remboursées.

Les changements apportés au système de remboursement ont eu un impact considérable sur le porte-monnaie des malades : les frais restant à leur charge sont parfois difficiles à rembourser.

D’après les économistes, pour 5% des assurés en longue maladie, le reste à charge est au moins de 800 par an. Pour les personnes très malades, 10% des assurés paient 1200 euros par an. Enfin, pour 10% des assurés les plus modestes, 8% de leurs revenus annuels sont consacrés aux remboursements de leurs frais de santé.

Les économistes ont établi deux scénarios différents : le premier consiste à mettre en place une franchise et un plafonnement fixes et identiques pour tout le monde. Le second serait basé sur les revenus dont la franchise représenterait 0,6% des revenus et le plafonnement 2,5%.

Enfin, les économistes précisent que certains pays comme la Suisse, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne ont déjà mis en place des systèmes équivalents à ce qu’ils proposent.

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