journée obésité
le 18/05/2018

18 mai 2018, Journée Européenne de lutte contre l’obésité

Le Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO) organise une vaste campagne nationale pour parler de l’obésité, sensibiliser le grand public aux causes de la maladie et surtout pour stopper la discrimination à l’encontre des personnes atteintes d’obésité.

Depuis 2010, cette journée se déroule chaque 3ème vendredi du mois de mai et existe depuis 2010.

 

 

 

 « L’obésité est une maladie, pas une fatalité ». Tel est le message que souhaite faire passer le Collectif National des Associations d’Obèses. Associé à l’Association Européenne d’Étude de l’Obésité, le CNAO souhaite à travers une campagne optimiste communiquer auprès de tous : « Manger équilibré, avec plaisir, Bouger votre corps, Oser changer de vie, C’est pour votre santé », slogan affiché sur les différents supports réalisés par le CNAO.

Au cours de cette journée, des événements et ateliers sont organisés partout en France. Sur les écrans de TV et en radio, le message suivant sera diffusé : « Ensemble, changeons de rythme face à l’obésité ».  Sur les réseaux sociaux, la campagne est relayée avec le hastag #changeonsderythme.

Comment définit-on l’obésité ?

L’obésité chez une personne est un excès important de poids par augmentation de la masse graisseuse. Elle se définie en calculant son IMC (Indice de Masse Corporelle). Pour cela, on divise le poids en kg par la taille au carré.

Prenons un exemple d’un homme qui mesure 1,80 et pesant 78 kg a un IMC de 24,07.

Ci-dessous les tranches IMC, mais l’analyse se fait aussi en fonction du sexe et de l’âge de la personne.

  • Maigre : IMC < 18,5
  • Normal : IMC compris entre 18,5 et 25
  • En surpoids : IMC entre 25 et 30
  • Obèse : IMC > 30

Quels sont les statistiques ?

Actuellement, 1,4 milliards de personnes de plus de 20 ans dans le monde sont dits « obèses » et chaque année presque 3 millions en meurent.

Zoom sur la France :

  • 7 millions de patients sont touchés par cette pathologie, soit 15 % de la population adulte ayant un indice de masse corporel > à 30.
  • 550 000 sont atteints d’une obésité sévère ou morbide avec un IMC > à 40.

L’obésité chez les enfants

Les chiffres sont stables mais il y a toujours trop d’enfants obèses : 17 à 18 % des moins de 18 ans sont en surpoids (contre 3 % dans les années 60), dont 3 à 4 % d’obèses. Dans les milieux modestes, ce taux est plus important.

Dès l’âge de 3 ans, les pédiatres et médecins traitants peuvent évaluer en fonction de la courbe de croissance s’il y a danger et risque d’obésité chez l’enfant. C’est pourquoi il est important d’avoir un bon suivi médical pour diminué le risque.

Même la génétique joue un rôle, l’obésité est aussi due à un mauvais comportement : alimentation trop riche et trop de sédentarité. Par exemple, selon une étude menée par des pédiatres, 40 % des parents n’envisagent pas de sortie le week-end systématiquement.

L’objectif n’est pas d’interdire des aliments mais de pratiquer une activité comme par exemple tout simplement prendre l’habitude de marcher, même dès le plus jeune âge, il faut limiter la poussette.

L’obésité : un enjeu de santé publique 

L’obésité entraîne des problèmes de santé comme le diabète, l’hypertension artérielle ou des complications cardiovasculaires qui peuvent dans certains cas causer la mort.

« C’est une réelle maladie et non un choix de vie ». Cela implique donc la mise en place d’actions de préventions et de prise en charge pour les malades.

Néanmoins, l’obésité donne encore une image négative : des personnes prenant pas soins d’elles et de leur santé, qui sont dans l’incapacité de freiner et réduire leurs envies de manger et qui manque de volonté pour perdre du poids.

Quelles sont les causes de l’obésité ?

Ce n’est pas parce que l’on mange trop que l’on devient obèse, dans ce cas-là la personne est en surpoids.

Cet état est plus complexe et les causes sont diverses : déséquilibre entre les apports et les dépenses d’énergie, mauvais rythme de vie (une absence d’activité physique, consommation excessive d’alcool, perte d’emploi, …), des facteurs psychologiques (déprime, dépression, difficultés personnelles et professionnelles), la prise de certains médicaments, la génétique.

Qu’est ce la grossophobie ? 

Dans l’édition 2019 du dictionnaire Le Robert, ce nouveau terme va faire son entrée. Ce mot désigne : les attitudes, les moqueries, les insultes et comportements qui discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses.

Par exemple, lors d’un entretien d’embauche, les femmes obèses seraient 8 fois plus discriminées à cause de leur apparence contre 3 fois pour les hommes (Etude menée par le Défenseur des droits et l’Organisation internationale du Travail (OIT)).

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